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Vice de Fond

Editions Lattès, 2003, (238p.15 €)

 Partant sur la lancée de La Concordance des dents, mon éditeur au Seuil m'a suggéré de garder le même personnage, Bergamo, et de parler de mon métier de l'époque, avocat pénaliste. J'avais beaucoup de choses à dire et à dénoncer sur cette question, et j'ai fait en sorte que, à travers l'histoire d'un avocat ordinaire et de sa femme qui n'y connait rien, le lecteur pénètre peu à peu dans l'univers étrange et souvent abject de la justice pénale dans notre pays : la machine judiciaire, la prison, la présomption de culpabilité, et comment les professionnels de la justice font avec les hommes et les femmes accusés de transgressions innommables.

J'ai beaucoup souffert en écrivant ce livre,  sorte d'exorcisme professionnel. J'ai dû élaguer dans la multitude de cas éprouvants que ma pratique m'avait fait découvrir, construire une dramaturgie amenant le lecteur à s'habituer tant à la banalité du mal qu'à comprendre que la présomption d'innocence est nécessaire et nous concerne tous.

Vice de Fond a finalement été refusé par le Seuil après deux ans de travail, ce qui m'a profondément abattu - ainsi que mon éditeur d'ailleurs.

Lattès a accepté de le publier et l'a porté jusqu'en sélection pour le Prix des Libraires en 2003. Mais il n'a pas eu le prix. C'est dommage pour le grand public, car peu après éclatait l'affaire d'Outreau - on aurait été un peu moins surpris par les méthodes de la Justice...

Vice de Fond a été publié en édition de Poche, chez Pocket. Démarche originale, cet éditeur a fait pilonner tout le stock sans mon autorisation ni même me prévenir peu après sa sortie. Allez comprendre.

Voici à droite la couverture de l'édition de poche, un vrai collector  :

Alors, quelques réactions de lecteurs :

"Jean-Paul Carminati soulève les questions qu'on se pose en lisant les journaux. En malmenant avec brio notre bonne conscience, « Vice de fond » réussit définitivement son plaidoyer."(ELLE)

 "Comment un avocat réussit-il à ne pas perdre son âme, à ne pas être « contaminé » par le vice qu'il côtoie ? Ce sont les questions que se pose le héros tourmenté de ce livre, un avocat commis d'office aux Assises. Un roman malin et lucide sur les rouages psychologiques de la justice."(Psychologies)

"Un humour qui grince, mais qui libère. Ce qui est, après tout, le rôle d'un avocat."(L'Express)

 "Comment continuer  à défendre des monstres ? Intelligent, habilement construit, un roman grinçant sur les difficultés psychologiques du métier d'avocat, écrit par ... un avocat."(Le Pèlerin)

 "Sur un thème pas du tout facile, Jean-Paul Carminati, lui-même avocat, parvient à nous émouvoir (souvent), et à nous faire sourire (tout le temps)!"(BIBA)

 "On trouve dans ces pages le réquisitoire de ce qui se passe dans les prétoires. Et, quand même une belle his­toire d'amour. Ce serait justice d'ajouter que le ton est cyni­quement drôle." (L'Est républicain)

 "Dans un style direct à l'humour grinçant, Jean-Paul Carminati sonde tour à tour les mécanis­mes du couple et de l'âme humaine et ceux d'une Justice à l'équilibre parfois précaire."(Page des libraires)

 "Fable déjantée, roman d'amour, "Vice de fond" est également une réflexion sou­vent brillante sur la vie de cou­ple, sur le fonctionnement de notre justice, sur les arcanes du mal, et sur les conditions réu­nies pour faire d'un simple pau­mé un être démoniaque. Un ro­man de moraliste en somme."(La Provence)

Pour apprécier l'extrait sonore qui va suivre à sa juste mesure :

 

 

 

Le voici donc en deux parties, c'est le début du roman :

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