La Concordance des dents

Editions du Seuil, 2001, réédité en 2003 (158p. 4,5 €)

 

Voici mon premier roman. Il a été primé au Festival du Premier Roman de Chambéry en 2002, prix collectif, remis à 12 primo-romanciers. C'est un prix de lecteurs et j'en suis très fier.

Je l'ai écrit en 10 jours, au mois de décembre 1999. C'est le récit cocasse et kafkaïen d'une expérience personnelle traumatique, dont je commençais à parler en public et qui devenait, avec le temps, une histoire drôle.

On me dit en général - excusez du terme - qu'on se fait pipi dessus en le lisant.

Cela me fait bien plaisir.

Une lectrice m'a dit aussi qu'elle le lisait la nuit à côté de son mari qui ronfle, pour rire un peu.

Beaucoup pensent que l'histoire est inventée. Quelques-uns seulement m'ont dit qu'ils n'avaient pas rit, et une que seule sa lecture l'avait empêchée de se suicider, ce que je comprends parfaitement.

Le livre n'existe qu'en format de poche des éditions du Seuil. Cet éditeur a refusé de publier  le roman en collection littéraire au motif que l'on riait trop en le lisant (sic). Il y a évidemment beaucoup à dire sur la disjonction qui a cours dans notre pays entre littérature et humour.

Francis Mizio, écrivain, et Stéphane Leroy, alors éditeur au Seuil, se sont battus pour qu'il paraisse.

Je dispose de deux traductions, une américaine (Teeth for Two) par Jay Weiss et l'autre allemande (Die Wohltemperieten Zähne), par Hildegarde Engel. Ces traductions recherchent leurs éditeurs respectifs.

Quelques réactions de lecteurs en trois catégories  : ceux qui ont eu mal aux dents, la critique, et... les dentistes

 Alors, priorité  et honneur à ceux qui ont eu mal aux dents:

"Vous avez mis des mots sur l’injustice dentaire que j’ai vécue de 25 à 28 ans. Je suis désormais soulagée, cette souffrance est partagée." (Florence)

"Je me permets de vous remercier de l’humour de votre livre qui m’a distraite des problèmes dentaires que j’ai depuis dix ans." (Mme Béranger)

N'est-ce pas gratifiant, cette fonction thérapeutique, cathartique de la littérature? Voir représentée sa souffrance permet de l'extérioriser, de la mettre à distance.

Ensuite, la critique - elle ne fait pas de cadeaux :

"Un premier roman drôle, enlevé, cynique". (PAGE DES LIBRAIRES)

"Le lecteur jubile et rend grâce à l'auteur, maître de l'humour "al dente", détartreur souverain des grisailles mélancoliques" (LIRE)

"On croque à pleines dents ce livre original et drôle" (MANOSOLO.NET)

"Le livre le plus drôle de l'année" (FRANCE INTER)

Enfin, les dentistes - ils m'ont tout de même sauvé la bouche :

 

"Je commande 100 exemplaires!" (Dr Le Fur (38))

"Je l'ai dévoré!" (Dr Fontanel (75))

 "Il faut lire ce petit livre, il vous sera précieux pour améliorer votre relation thérapeutique" (Dr Hugly, SOS Ortho)

"Enfin un récit qui ne soit pas un règlement de compte. Défilent des caricatures de confrères et de services de facultés décrits avec beaucoup de drôlerie. Cette lecture nous fera passer un bon moment" (Alpha Oméga News)

Introduction à l'extrait qui va suivre :

Le voici donc en deux parties :

 

 

 

Maintenant, mal aux dents ou pas, vous savez ce que vous avez à faire...

 

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